Séminaire sur la précarité étudiante "les nuits aussi courtes que les ressources" - 22.05.2026

Manque de moyens, logement instable, avenir incertain, handicap… Et si la première alerte n’était ni visible ni déclarée, mais se jouait la nuit ? C’est l’hypothèse au cœur du projet PRISM-E (PRécarité, InSomnie et santé Mentale chez les Étudiants), porté par Sophie Bayard, maîtresse de conférences à l’Université de Montpellier Paul-Valéry et chercheuse au laboratoire EPSYLON (Equipe EPSY-Santé).

Elle présentera les premiers résultats de cette étude, réalisée en partenariat avec l’Université de Toulouse Jean Jaurès, l’Université de Nîmes et l’École nationale supérieure d’architecture de Montpellier (ENSAM), le 22 mai dans le cadre d’un séminaire coorganisée avec ICARES (Institut pour la Compréhension, l’Anticipation et l’Intervention en Environnement et Santé globale).

 

346 étudiants interrogés

L’étude pose une série de questions clés : la précarité socio-économique et résidentielle fragilise-t-elle la santé mentale des étudiants ? Les troubles du sommeil - insomnie - en est-elle le mécanisme central ? Ce phénomène se retrouve t-il dans différents contextes de formation ? Et le sens donné aux études et à la vie peut-il en atténuer - ou au contraire en amplifier - les effets ?

Pour y répondre, 346 étudiants de l’Université de Montpellier Paul-Valéry ont été interrogés sur leurs conditions de vie, leur sommeil, leur santé mentale et leur rapport aux études.

 

affiche Séminaire sur la précarité étudiante

 

Un mécanisme en cascade, désormais mis en évidence

Chez les étudiants, la précarité fragilise le sommeil, ce qui alimente ensuite l’anxiété et les difficultés de concentration. Cette cascade de difficultés du quotidien peut peser durablement sur les capacités d’apprentissage et la réussite universitaire. Or, sur le campus, le sommeil reste aujourd’hui l’un des grands oubliés des actions de prévention, comme le montre une enquête récente menée auprès des étudiants.

Par ailleurs, la feuille de route du ministère de la Santé publiée cet été met surtout l’accent sur l’hygiène de vie et n’envisage pas pleinement le traitement de l’insomnie comme levier central, contrairement aux recommandations européennes. Mieux repérer et prendre en charge l’insomnie apparaît ainsi comme un levier concret pour améliorer à la fois la santé mentale et le fonctionnement cognitif des étudiants.

 

Des pistes concrètes pour agir

Déjà en cours de valorisation scientifique (soumission au Journal of Sleep Research et second article en préparation pour le Journal of Psychiatric Research), ces résultats ouvrent des perspectives opérationnelles : faire du sommeil un levier central de prévention, mieux repérer les étudiants en difficulté, et intégrer davantage les dimensions existentielles dans les politiques de santé mentale universitaire.

 

Gabriela Litre - Chargée de pilotage, du partenariat et de la valorisation de la recherche ICARES
Haicha Nonni - Chargée de communication et d'administration ICARES

 

Précarité étudiante
Les nuits aussi courtes que les ressources

Séminaire 
Vendredi 22 mai 2026 à 18h30
Site Saint-Charles 2 - Salle des actes 009
Université de Montpellier Paul-Valéry
Rue du Professeur Henri Serre
Tram lignes 1 ou 5 - Place Albert 1er-Saint-Charles 

> Entrée libre sur inscription

 

 

Dernière mise à jour : 12/05/2026