« Circulades » ou la naissance d’une fiction historique. Dominique Baudreu

N°4 Printemps 2002

MÉMOIRES DES LIEUX

Dominique Baudreu [1]

 

« Presque tous les villages qui m'entourent et qui faisaient partie de l'ancien comté du Razès dont Limoux était la capitale, sont bâtis en rond, avec faubourgs construits plus tard, parce qu'ils datent tous d'une époque assez reculée, et qu'ils ont dû s'établir en état de défense, durant les longues agitations dont le Languedoc a été trois fois le théâtre aux temps des Sarrasins, des Albigeois et des Huguenots » (Guiraud 1843 : 386 note 2).

        Ainsi s'exprimait l'écrivain limouxin Alexandre Guiraud au milieu du XIXème siècle ; il notait furtivement et à juste titre l'existence de villages à plan circulaire en Bas-Razès, au sud-ouest de Carcassonne, recourant à une explication qui, aujourd'hui, prête à sourire. Mais il s'agit sans doute de la plus ancienne notation relative aux villages ronds languedociens, par ailleurs représentés dans le Biterrois. Un siècle et demi plus tard, à partir de 1993, dans l’Aude, l’Hérault et le Gard, une quarantaine d’agglomérations de ce type se trouvent médiatisées à des fins prétendument touristico-économiques, site internet à l’appui, par l’Association des Villages Circulaires du Languedoc, sous l'appellation générique de « circulades », véritable néologisme forgé pour les besoins de la cause (Pawlowski 1992). Mais de quelle cause s’agit-il exactement ?

       Si l'on prend la peine d'observer l'arrière-plan de cette entreprise et les idées qui l’ont fait émerger, il est clair qu'elle repose sur une vision fictive de l'histoire. Dans ce domaine, le Moyen-Age languedocien a déjà su produire de beaux exemples d’histoire fiction, s’imposant comme des vérités intangibles aux yeux du grand public. On se souvient des silos comblés du Tarn interprétés comme des « fosses à offrandes » à destination religieuse (Bordenave, Vialelle 1973), mais aussi des stèles discoïdales, simples signalisations de sépultures néanmoins appelées « croix cathares » ou recelant des signes puisés dans une prétendue symbolique cathare (Nelli 1966). Dans la même veine, inutile d’insister davantage sur les incontournables « châteaux cathares » qui renvoient à l’un des moments clés de l’histoire languedocienne, la Guerre albigeoise (Poisson 1998). Avec les « circulades », l’échelle de l’objet change et se porte sur des ensembles villageois toujours vivants, hérités des siècles médiévaux, pour rencontrer les identités locales contemporaines.

       L’invention des « circulades » et leur médiatisation sont dès le départ associées à la collectivité régionale du Languedoc-Roussillon et à son soutien financier (Pawlowski 1992, Blanc 1996). C’est dans ce contexte qu’au début des années 1990, intervient Krzysztof Pawlowski, un architecte-urbaniste d’origine polonaise installé en France depuis 1982, spécialiste de la protection des villes historiques. Les Languedociens se voient alors révéler un trésor jusque là inaccessible à leur regard : les villages ronds, rebaptisés « circulades ». Le statut d’étranger de Krzysztof Pawlowski, venu ouvrir les yeux des indigènes sur leur propre environnement, n’est pas sans rapport avec le succès de l’effet « circulade ». En effet, si l’on suit notre auteur, la rotondité de certains villages et la fréquence de cette disposition seraient restées inconnues, non seulement des habitants eux-mêmes mais aussi des chercheurs locaux, historiens ou archéologues. On touche ici à la première imposture générée par les « circulades », étant donné qu’une cartographie de trente ans antérieure mettait déjà en évidence la fréquence des formes circulaires villageoises en Languedoc (Soyer 1963).

       Les « circulades » procèdent d’abord de la fascination pour la forme circulaire la plus géométrique, surtout lorsqu’elle renferme un parcellaire radio-concentrique. D’où la volonté de dresser l’inventaire des villages présentant un cercle dans leur plan, d’un bout à l’autre du Languedoc. C’est bien l’aspect morphologique stricto sensu qui est alors mis en avant, faisant passer le contenu de la forme au second plan par la focalisation abusive sur les ensembles les plus spectaculaires, compromettant ainsi leur interprétation historique (Baudreu 1992). Trois idées principales président à la justification des « circulades » dans l’esprit de leur inventeur, mettant en exergue une unicité languedocienne en matière de formes urbaines et villageoises. En premier lieu, ces agglomérations signeraient ni plus ni moins, la naissance de l’urbanisme à l’échelle de l’Europe par la projection au sol de formes planifiées. Celles-ci résulteraient ensuite d’un procédé d’« arpentage » spécifique fondé sur l’utilisation du piquet central et de la corde matérialisant le rayon du cercle à tracer. Enfin, la conception et la réalisation d’agglomérations circulaires ne peut être le fait que d’un pouvoir éminent, issu de la haute aristocratie, en l’occurrence la famille des Trencavel de Carcassonne-Béziers, à la fin du XIème et au début du XIIème siècle. Autant d’interprétations qui ont déjà été réfutées sur le plan historique et qui invalident le terme même de « circulade » (Baudreu 1992 et 1993, Débax 1996, Debord 1996).

       Quoi qu’il en soit, à côté de leur discrédit scientifique, les « circulades » ont obtenu une petite audience auprès de rares historiens professionnels mal informés (Heers 1990 : 119, Favier 1993 : 275) et une place non négligeable auprès du grand public en Languedoc. L’image si séduisante et si rassurante du cercle géométriquement parfait a sans doute beaucoup contribué à ce succès, surtout auprès des élus locaux en quête d’images identitaires ancrées dans le patrimoine historique. Le fait n’a pas échappé à Gérard Chouquer, historien des paysages, lorsqu’il relève les errements de plusieurs chercheurs en prise avec la forme circulaire : « … Krzysztof Pawlowski a proposé de rapporter à l’an mille, et au pouvoir d’une puissante famille comtale, la forme ronde de nombreux villages languedociens. Dotant ces formes urbaines d’un savoureux néologisme, les ‘circulades’, les ingrédients se trouvaient réunis pour une exploitation régionaliste et identitaire des plus douteuses, sur la base d’une hypothèse hardie et simplificatrice. Décidément, le pouvoir ancien (et actuel) fascine les chercheurs, et le Languedoc est une terre d’élection de ces rapprochements : ici un député-maire en pince pour le carré des Romains, tandis qu’ailleurs un président de Région flirte avec les cercles féodaux. On suggère que les autres élus se contentent du losange et du triangle, eux qui ne sont pas partis assez vite dans la course aux figures géométriques emblématiques » (Chouquer 2000 : 66-67).

       Désignant des villages ou des petites villes, il était inévitable que les « circulades » rencontrent un écho favorable, en particulier auprès des maires. L’occasion était trop belle de réactiver ou de prolonger le campanilisme : « Notre village est rond, celui d’à côté ne l’est pas », ou encore : « Notre village est rond et celui d’à côté l’est moins que le nôtre ». A l’heure du tout patrimoine et du tout valorisable, sous couvert de développement local, se réaffirment ainsi des identités locales fondées sur les classiques différences de voisinages, déjà traditionnellement incarnées dans les sobriquets collectifs des communautés ou les infimes variations dialectales entre villages (Fabre 1982).

       L’originalité, sinon le paradoxe des « circulades » est de vouloir fédérer des localités, uniquement à partir de leur forme, mettant donc en avant une identité locale forte mais cependant partagée à l’échelle régionale. Cette « identité » s’est vue rapidement associée à une sorte de label permettant d’afficher un logo spécifique et constituer ainsi « l’archipel des circulades » selon l’expression d’Yves Rouquette qui consacra une exposition à ce thème dans le cadre du Centre International de Documentation Occitane (Béziers), en 1994-95. L’intérêt d’un occitaniste tel qu’Yves Rouquette pour les « circulades » n’est pas anodin. Le prétendu réseau des villages ronds a été vécu comme un vecteur fort de l’identité régionale, renvoyant à une époque où les terres languedociennes se trouvaient hors de portée politique du pouvoir royal allogène. C’est de plus la dynastie des Trencavel, dernier haut lignage autochtone détruit par la Croisade contre les Albigeois, qui est mise en scène dans la prétendue fondation des villages ronds, en particulier par l’entremise de Bernard Aton Trencavel agissant tel un démiurge (Rouquette 1993). Et lorsque l’opportunité de l’appellation « circulade » se trouva contestée, Yves Rouquette ne fut alors pas en reste pour proposer un autre néologisme, les « redondes », terme qui aurait été en parfaite symbiose avec la langue locale (occitan redond : rond).

       Il est en effet très révélateur que l’un des grands noms de l’occitanisme contemporain ait pris fait et cause pour les « circulades » et pour son « inventeur », si durement dénigré par la « science officielle », forcément aveugle et inepte, surtout si elle est d’origine universitaire. Un tel soutien coïncide avec le moment où la collectivité régionale comprit — un peu tard — que les travaux de K. Pawlowski étaient loin de faire l’unanimité, faute de fondements scientifiques suffisants. Une table ronde fut alors co-organisée à la va-vite par la Région Languedoc-Roussillon et les représentants de la D.R.A.C., en février 1993, sur la morphogenèse du village médiéval, afin de calmer le jeu autour d’une polémique inattendue et qui mettait plus d’une personne dans l’embarras (Fabre, Bourin, Caille, Debord 1996). Mais il était bien sûr impossible que les débats entre chercheurs parviennent à modérer ou à infléchir les velléités de l’Association des Villages circulaires du Languedoc, dans la mesure où le Président de Région et le responsable du Ministère de la Culture chargé de l’Inventaire général étaient présents pour cautionner l’entreprise, tout au moins pour ne pas la contrarier. De son côté, le président de l’Association des villages circulaires s’exprima au nom du « respect de la pierre, du patrimoine, des anciens » en souhaitant que les « circulades » génèrent un « tourisme culturel » et « des retombées économiques » afin de freiner « la désertification qui touche nos campagnes » (Sénégas 1996).

       A l’issue de la rencontre, l’écart entre les préoccupations des chercheurs d’une part et des collectivités d’autre part était patent. La communauté des historiens s’efforça de traiter le thème des formes villageoises en mettant en avant la prudence, la nuance, les questions résolues et les interrogations subsistantes (Hélas 1993, Baudreu 1996, Hélas 1997-98). Les élus locaux attendaient tout autre chose : des signes emblématiques simples destinés à marquer publiquement une spécificité, régionale et /ou communale, des objets symboliques aisément communicables et si possible capables de peser sur l’économie locale. Les « circulades » apparaissent bien à la croisée de toutes ces aspirations qui viennent aujourd’hui revisiter l’histoire pour imprimer de nouvelles références, même fictives, au sein de territoires en quête d’identité.

       Ainsi a pu naître une signalétique spécifique aux « circulades », conçue comme un produit touristique tel que celui mis en place pour les bastides du Sud-Ouest, mais prenant appui dans ce dernier cas sur une réalité historique beaucoup plus tangible (Montferrand 1988). Les deux types d’agglomérations ont malgré tout en commun d’avoir suscité l’écriture d’une histoire magnifiée, au service d’un particularisme régional. En effet, les villages ronds de K. Pawlowski sont associés à une histoire fiction dans un Midi réinventé, à l’instar des bastides du bassin aquitain, longtemps présentées à tort comme des espaces d’égalité et de liberté municipale, symboles d’un Midi aquitain accusant un stade avancé de civilisation et jaloux de sa spécificité aux XIIIème et XIVème siècles (Berthe 1988, Pujol 1991, Berdoulay et Bielza de Ory 2000).

       A l’entrée de certaines agglomérations circulaires, des panneaux affichent donc un logo symbolisant le village rond, souligné par une légende lapidaire : « Circulades. 1000 ans d’histoire », formule qui vient rappeler les vertus de l’ancienneté surtout lorsqu’elle plonge ses racines dans le Moyen-Age. Cette signalétique vise à faire connaître « un urbanisme roman méconnu » et « unique en Europe », même si des formes analogues sont décelables hors du Languedoc, même si le village voisin non circulaire peut aussi revendiquer un millénaire d’histoire, même si le visiteur lambda ne peut réellement apprécier la forme radio-concentrique qu’en vue aérienne, même s’il ne pourra être que rarement conduit jusqu’à un monument remarquable à l’intérieur de la fameuse « circulade ». L’essentiel n’est pas dans la pertinence historique, ni même dans la valorisation touristique effective, mais réside plutôt dans l’emblème et dans le consensus qu’il va dégager au sein de la commune.

       Concrètement, comment telle ou telle commune en est-elle venue à adopter le logo « circulade » ? Comment y fait-elle éventuellement adhérer un discours identitaire localiste, support d’une histoire où les aspects fictifs seront mis plus ou moins en avant ? Les « circulades » ne sont-elles qu’une affaire d’élus locaux, pouvant être éventuellement instrumentalisées dans les démarches d’intercommunalités ? Ou sont-elles le marqueur d’une nouvelle identité reconnue et partagée par les populations villageoises concernées ? Une enquête précise reste ici ouverte à l’ethnologue, notamment dans les lieux où les « circulades » sont données à voir avec le plus d’ostentation : site internet spécifique, programme annuel d’animation intitulé « De circulade en circulade » dans l’Aude, Fête médiévale de « La circulade » à Paulhan dans l’Hérault. Sans compter avec les villages qui ne présentent pas à proprement parler de plans ni circulaires, ni radio-concentriques, mais qui s’approprient spontanément l’appellation « circulade » … 

 

Références bibliographiques

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[1] L’auteur de cette contribution a été directement impliqué dans la controverse d’ordre historique née autour des travaux sur les villages circulaires du Languedoc, travaux qui ont vulgarisé l’appellation et le concept de « circulade » à partir de 1992. Le but de ces lignes n’est pas de prolonger l’aspect polémique du dossier mais de tenter d’éclairer les modalités d’adoption des « circulades » par les élus locaux et/ou le grand public.